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Se levant chaque matin vers 4h00 pour écrire ses scénario, travaillant avec acharnement chaque détail, chaque personnage, et ce durant plusieurs années, Luc Besson nous a habitué à du grand spectacle et, sur sa prochaine progéniture, il a dépassé toutes les limites. Budget, casting, effets spéciaux et même faire évoluer la législation pour faire (enfin) revenir les tournages en France. VALERIAN est le blockbuster de l’été 2017 !

Titre

VALERIAN ET LA CITE DES MILLE PLANETES

Synopsis

Nous sommes en 2740. Valérian et Laureline sont deux agents spatio-temporels. À bord de leur vaisseau « l’Intruder », ils sillonnent l’espace et le temps afin d’accomplir les différentes missions que leur confie le Pouvoir Central. Cette nouvelle aventure les emmène sur la station orbitale « Alpha » qui abrite 17 millions d’individus venant des quatre coins de l’univers. Près de 8000 espèces différentes y échangent leurs connaissances et leurs savoirs, leurs technologies et leurs pouvoirs. Le pire endroit pour mener une enquête…

Réalisateur/Scénariste/Producteur : LUC BESSON

Production : EUROPACORP

D’Après l’œuvre de : JEAN-CLAUDE MEZIERES

Acteurs/Actrices : DANE DEHAAN, CARA DELEVINGNE, CLIVE OWEN, RIHANNA, ETHAN HAWKE, HERBIE HANCOCK, ALAIN CHABAT

Musique : ALEXANDRE DESPLAT

Date de sortie : 26 juillet 2017

Budget : 200 millions de dollars

A 58 ans Luc Besson a bousculé bien des cinéphiles. Qui se souvient encore de son premier long métrage, LE DERNIER COMBAT, en 1983 ? Les débuts d’un certain JEAN RENO avec le regretté JEAN BOUISE que j’aime tant. Une catastrophe mondiale, la lutte pour la survie s’organise. Certains prônent la violence, d’autres veulent construire une nouvelle société. Et déjà les prémices de cette signature que Besson donnera à sa propre vision du cinéma.

Avec SUBWAY en 1985, il nous offre un premier duo percutant entre ISABELLE ADJANI et CHRISTOPHE LAMBERT. Après avoir dérobé des documents compromettants, en se réfugiant ensuite dans l’univers fascinant et agité du métro parisien, une chasse à l’homme s’organise où des liens se tissent entre le cambrioleur et sa victime.

Suivront trois réalisations générationnelles.

LE GRAND BLEU en 1988 avec JEAN MARC BARR, JEAN RENO et ROSANNA ARQUETTE, Une rivalité entre deux plongeurs, la mer, la Grèce. Lequel des deux plongera le plus loin et le plus profond ? Une histoire d’amour, une histoire d’amitié, les humains, les dauphins et la poursuite d’un rêve inaccessible.

Puis NIKITA en 1990 avec ANNE PARILLAUD, TCHEKY KARYO et JEAN HUGUES ANGLADE, Nikita, condamnée à la prison à perpétuité, fait bientôt la rencontre de Bob, un homme mystérieux qui contraint la jeune femme à travailler secrètement pour le gouvernement. Dans chaque scénario (enfin souvent) Luc Besson met en scène une jeune femme dans sa faiblesse qui évoluera vers une puissante révélation. L’évolution de ses personnages, les sentiments et les émotions sans oublier les techniques narratives et cinématographiques, il maîtrise tout en offrant à chaque fois un spectacle passionnant. Non je n’aime pas toutes ses réalisations, mais elles lui ont permis de construire un modèle et une industrie qui aujourd’hui fonctionne (EUROPACORP, LA CITE DU CINEMA)

Une nouvelle révélation, un film fondamental, simple et pourtant si étonnant LEON en 1996, avec JEAN RENO et une très jeune NATALIE PORTMAN et GARY OLDMAN. Un tueur à gages et une petite fille de douze ans, seule rescapée du massacre de sa famille. Léon fera de Mathilda une « nettoyeuse », comme lui. Ce film (comme beaucoup d’autres lui appartenant) peut se regarder à (presque) l’infini.

Et dans cette longue liste il y a LE CINQUIEME ELEMENT en 1997, écrit et réécrit entièrement depuis l’adolescence de Luc Besson. Avec BRUCE WILLIS et MILLA JOVOVICH dans un univers où tout espoir de survie est impossible sans la découverte du cinquième élément. Puis l’un de mes préférés JEANNE D’ARC en 1999 avec à nouveau MILLA JOVOVICH dans une épopée magistrale. En 2005 sortira ANGEL-A nouveau duo étonnant et détonnant JAMEL DEBBOUZE et RIE RASMUSSEN, un jeune homme qui ne s’aime pas va apprendre à s’aimer au contact d’une jeune femme qu’il rencontre à Paris. Surprenant dans l’humanité, Luc Besson arrivera toujours à nous surprendre et à secouer nos habitudes. La trilogie des ARTHURS ET LES MINIMOYS (2006, 2009, 2010), suivi par THE LADY en 2011 un amour hors du commun en Birmanie, entre un homme, Michael Aris, et une femme d’exception, Aung San Suu Kyi, qui sacrifiera son bonheur personnel pour celui de son peuple. L’histoire d’une femme devenue l’un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie. En 2014 il produira et réalisera son plus grand succès au box office avec LUCY, SCARLETT JOHANSSON et MORGAN FREEMAN. Une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités. Un film que je n’arrive pas à aimer et que je n’arrive pas à rejeter non plus.

Luc Besson est sans nul doute un des piliers du cinéma français. J’ai conscience que cette phrase ne veut rien dire. Mais ce qu’elle révèle surtout c’est cet engouement du public pour chacun (ou presque) de ses films. Il se fait plaisir et par la même occasion il donne du plaisir. Si le cinéma est un art, Luc Besson en est un excellent serviteur.

Frederic Lefevre